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Au début de l’année 2003, deux
Directives Européennes ont été promulguées, qui ont aujourd'hui une
répercussion considérable sur les industries électriques et électroniques.
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dédiées à la RoHS et à la DEEE. . Comment démontrer sa conformité à la Directive RoHS La conformité
à la Directive RoHS est obligatoire en Europe pour les
Or, de récentes études ont montré que c’était loin d’être le cas, et les fabricants qui ont fait l’effort de modifier leurs produits, moyennant parfois un coût élevé, veulent afficher clairement leur conformité à cette Directive. Malheureusement, il n’existe aucun marquage ni aucune certification définie par la Commission Européenne pour prouver cette conformité. La « self déclaration », basée sur les déclarations des fournisseurs des constituants du produit et sur les propres assertions du fabricant lui-même, est souvent sujette à suspicion de la part des clients. Cependant, les fabricants disposent aujourd’hui de 2 moyens pour parvenir à cet objectif. Le premier consiste à faire analyser leurs produits par un laboratoire indépendant (et reconnu par le marché). Ils pourront alors fournir un rapport d’analyse pour un produit ou une gamme de produits. Les analyses peuvent être réalisées simplement par analyse fluorescence X ou par analyse chimique. La première présente une certaine imprécision et ne peut pas lever l’incertitude sur le Chrome 6 (Cr 6 ou Cr 3) ou les produits bromés (PBB, PBDE ou autre). En revanche la seconde est très précise, mais plus longue et plus coûteuse. Le principal inconvénient de l’analyse, fluorescence X ou chimique, réside dans le fait qu’elle porte sur un échantillon du produit, à un instant donné. Le fabricant, et ses clients par voie de conséquence, n’ont pas la certitude que des lots du même produit, dont la fabrication s’étale dans le temps et utilise des composants et matériaux de sources différentes, seront tous, eux aussi, conformes à la RoHS. Le second moyen pallie à cette insuffisance. Il s’apparente à la certification ISO 9001 (dont il reprend d’ailleurs le chapîtrage), puisqu’il s’agit d’une certification du processus, qui prend en compte toutes les étapes de fabrication du produit, y compris les étapes extérieures à l’entreprise. Cette Certification appelée HSPM pour « Hazardous Substances Process Management », basée sur le référentiel QC 080000 de l’IECQ (section qualité de l’organisation internationale de normalisation CEI), doit être délivrée par des auditeurs dûment habilités. Le certificat délivré au fabricant attestera donc que tout est mis en œuvre dans l’entreprise pour qu’aucune des substances interdites (celles de la RoHS ou celles des cahiers des charges de certains clients) n’ait pu être introduite dans le produit au cours du processus considéré. Ce qui concourre à assurer au fabricant et à ses clients une garantie de conformité dans le temps et dans la variété des sources d’approvisionnement ou de sous-traitance. Le HSPM est relativement récent, et peu d’entreprises ont engagé une certification HSPM en France à l’heure actuelle, contrairement à la Chine par exemple qui en est le principal utilisateur. La plupart des grands organismes internationaux sont habilités à délivrer le Certificat HSPM. En France, le LCIE est le seul pour l’instant. Un des consultants
d’EcoCHANGE a passé avec succès l’examen d’auditeur délivré par l’IECQ, et
conseille les entreprises qui veulent s’engager dans cette certification.
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